Camille Bloomfield
Du texte au livre : empreintes éditoriales
2e semestre : lundi 12h-15h
Dans le processus complexe de transmission des œuvres, là où s’articulent et se rencontrent les pratiques de l’auteur et du lecteur, le geste éditorial a une importance dont souvent, nous n’avons plus conscience, habitués que nous sommes aux usages de notre siècle. Pourtant, ces pratiques révèlent beaucoup sur la façon dont une société conçoit la notion d’auteur, et diffèrent selon les époques et les traditions littéraires – du Moyen-Âge où les auteurs et les traducteurs étaient souvent anonymes, jusqu’à l’ère des nouveaux médias, où l’auto-publication en ligne attire de plus en plus les écrivains. Or l’éditeur, parce qu’il est porteur d’une vision critique de la littérature, imprime sur le texte un ensemble de marques (titre, collection, mise en page, apparat critique, couverture), à destination d’un public précis, qui à la fois transforment le manuscrit en l’objet-livre, et influencent la réception de façon déterminante (cf. rôle des préfaces). Tout en parcourant les différentes questions théoriques que pose l’acte éditorial, les étudiants seront amenés à participer au cours sous forme d’ateliers pratiques (rédaction d’une préface, comparaison de plusieurs éditions d’un même texte, présentation d’une édition au format original, etc.), qui seront complétés, dans la mesure du possible, par les interventions de professionnels de l’édition (éditeurs, écrivains, critiques).
Du texte au livre : empreintes éditoriales
2e semestre : lundi 12h-15h
Dans le processus complexe de transmission des œuvres, là où s’articulent et se rencontrent les pratiques de l’auteur et du lecteur, le geste éditorial a une importance dont souvent, nous n’avons plus conscience, habitués que nous sommes aux usages de notre siècle. Pourtant, ces pratiques révèlent beaucoup sur la façon dont une société conçoit la notion d’auteur, et diffèrent selon les époques et les traditions littéraires – du Moyen-Âge où les auteurs et les traducteurs étaient souvent anonymes, jusqu’à l’ère des nouveaux médias, où l’auto-publication en ligne attire de plus en plus les écrivains. Or l’éditeur, parce qu’il est porteur d’une vision critique de la littérature, imprime sur le texte un ensemble de marques (titre, collection, mise en page, apparat critique, couverture), à destination d’un public précis, qui à la fois transforment le manuscrit en l’objet-livre, et influencent la réception de façon déterminante (cf. rôle des préfaces). Tout en parcourant les différentes questions théoriques que pose l’acte éditorial, les étudiants seront amenés à participer au cours sous forme d’ateliers pratiques (rédaction d’une préface, comparaison de plusieurs éditions d’un même texte, présentation d’une édition au format original, etc.), qui seront complétés, dans la mesure du possible, par les interventions de professionnels de l’édition (éditeurs, écrivains, critiques).
Bibliographie provisoire:
La Bible (différentes éditions)
La Bible (différentes éditions)
HUGO Victor, Préface de Cromwell.
KUNDERA Milan, Les testaments trahis, Gallimard, 1993.
MONTAIGNE, Essais (différentes éditions)
NABOKOV Vladimir, Feu pâle, Ed. L'imaginaire Gallimard, 1991.
NYSSEN Hubert, Du texte au livre, les avatars du sens, Armand Colin, 2005.
PEREC Georges, Le Cahier des charges de La Vie Mode d’emploi, Zulma, 1995.
QUENEAU Raymond, Préface aux Oeuvres complètes de Sally Mara, Gallimard, 1979.
QUIGNARD Pascal, Une gêne technique à l’égard des fragments, Galilée, 2005.
Claire Paulian
Littérature et philologie
2ème semestre, vendredi 9h00-12h00
Chacun des trois textes retenus (une nouvelle de P.Mérimée, un roman d' E. Chevillard et un court recueil de G. Pérec) intègre explicitement des questions d'annotations, d'édition et de commentaires de texte. Mais les effets sont différents : fantastiques chez Mérimée, ouvertement parodiques chez Chevillard et Perec. Ils nous permettent ainsi de mesurer quel parti des oeuvres littéraires peuvent tirer de questions qu'on présente en général comme annexes aux oeuvres elle-memes.
Lokis, dans Carmen et treize autres nouvelles, Prosper Mérimée, Folio-Gallimard
L'oeuvre posthume de Thomas Pilaster, Eric Chevillard, Minuit, 1999
Cantatrix sopranica L. et autres écrits scientifiques, Georges Perec, Seuil, Points Essais, 1991
Claire Paulian
Littérature et philologie
2ème semestre, vendredi 9h00-12h00
Chacun des trois textes retenus (une nouvelle de P.Mérimée, un roman d' E. Chevillard et un court recueil de G. Pérec) intègre explicitement des questions d'annotations, d'édition et de commentaires de texte. Mais les effets sont différents : fantastiques chez Mérimée, ouvertement parodiques chez Chevillard et Perec. Ils nous permettent ainsi de mesurer quel parti des oeuvres littéraires peuvent tirer de questions qu'on présente en général comme annexes aux oeuvres elle-memes.
Lokis, dans Carmen et treize autres nouvelles, Prosper Mérimée, Folio-Gallimard
L'oeuvre posthume de Thomas Pilaster, Eric Chevillard, Minuit, 1999
Cantatrix sopranica L. et autres écrits scientifiques, Georges Perec, Seuil, Points Essais, 1991
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire